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Antiépileptiques, Anticonvulsivants

Publié le : 15/11/2017 15:07:56
Catégories : Médicaments

> Schéma thérapeutique

 1ère génération

> Phénobarbital

> Phénytoïne

 2ème génération

> Carbamazépine

> Ethosuccimide

> Valproate de sodium

> Valpromide

> Primidone

> Benzodiazépines

 3ème génération

> Vigabatrin

> Felbamate

> Fosphénytoïne

> Gabapentine

> Lamotrigine

> Oxcarbazépine

> Tiagabine

> Topiramate

Selon une classification (non officielle), faite en 4 générations en fonction des date de découverte des anticonvulsivants et de leur autorisation de mise sur le marché dans cette indication.

4ème génération

> Généralités

> Lévétiracétam

> Prégabaline

> Stiripentol

> Zonisamide

> Lacosamide

> Rufinamide

> Dernière molécules découvertes

> Conseils sur le traitement antiépileptique

> Liens utiles

Schéma thérapeutique

Le traitement antiépileptique doit privilégier l'efficacité (suppression des crises), mais aussi la tolérance pour garantir une excellente observance.

Depuis les années 1980 les cliniciens privilégient la monothérapie de première intention.

Les associations sont réservées aux pharmaco résistances. Le traitement est initié à une dose faible, qui est progressivement augmentée tant que l'efficacité optimale n'est pas obtenue jusqu'à ce que le patient ressente les premiers effets indésirables dose-dépendants.

Une grossesse chez une épileptique doit faire l'objet d'un suivi médical rigoureux et doit être programmée si possible.

En cas d'insuffisance rénale et/ou hépatique, une adaptation de posologie est nécessaire Les antiépileptiques ont de nombreux effets secondaires et de nombreuses interactions médicamenteuses, impliquant une surveillance clinique et biologique.

Schéma thérapeutique

Épilepsies généralisées

Traitement de première intention: Valproate; Lamotrigine en alternative.

Traitement des formes partielles

Carbamazépine, oxarbazépine, gabapentine, Lamotrigine ou Valproate

En cas de persistance des crises

après 2 ans de traitement par au moins 2 monothérapies différentes puis au moins une bithérapie signe une pharmaco résistance. Le recours à une trithérapie a peu de chance de se révéler efficace.

l'exérèse chirurgicale des zones affectées par les décharges électriques représente dans ce cas, l'unique traitement potentiel.

Un traitement antiépileptique ne doit jamais être interrompu brutalement.

Phénobarbital (Alepsal®, Aparoxal®, Gardénal®, Kaneuron®)

Administrer en prise unique au coucher, même en présence de caféine pour l'Alepsal®. L'efficacité du traitement n'est constatable qu'après deux semaines après son instauration

Effets indésirables

La sédation observée en début de traitement disparait avec le temps. Possibles apparition d'un syndrome de dépendance. Risque d'effets cutanés graves (syndrome de Lyell) rares. Troubles hépatiques, rhumatisme gardénalique, anémie mégaloblastique.

Interactions médicamenteuses

Puissant inducteur enzymatique, le phénobarbital donne lieu à d'importantes interactions médicamenteuses, en particulier les oestroprogestatifs dont il diminue leur effet.

Contre indication absolue

Porphyries, insuffisance respiratoire sévère.

Mise en garde

Administré fréquemment dans le traitement des crises généralisées ou partielles, seul ou associé, ce barbiturique peut toutefois aggraver les absences et les crises myocloniques.

L'ANSM recommande de ne pas initier de nouveaux traitements avec le phénobarbital.

Phénytoïne (Dihydan®, Dilantin®) et Fosphénytoïne (Prodilantrin®)

La fosphénytoïne est une prodrogue injectable (IV ou IM) de la phénytoïne, réservée à usage hospitalier, utilisée dans le traitement du mal épileptique tonicoclonique (grand mal).

Indication

Traitement en monothérapie ou en association dans les formes généralisées comme dans les formes partielles, la phénytoïne est une hydantoïne proche des barbituriques. Son index thérapeutique est toutefois très étroit (taux thérapeutiques 5-15µg/ml, doses toxiques 15-20µg/ml)., possède une cinétique non linéaire et une toxicité importante. Les comprimés peuvent être écrasés. Elle expose à de nombreuses interactions

Effets indésirables

Hypertrophie gingivale (20% des patients traités), une pigmentation brune du visage et du cou. Rares complications hématologiques pouvant être fatales. Le traitement doit toujours être instauré très progressivement et impose un respect strict de l'hygiène buccale... Troubles digestifs, psychiatriques, visuels, hématologiques, pigmentation brune du visage et du cou

Carbamazépine (Tégrétol®, Tégrétol LP®)

La carbamazépine a une structure proche des antidépresseurs tricycliques, elle a une action inhibitrice sur les canaux sodiques.

Indication:

Traitement de référence des crise partielles et tonicocloniques. Sa marge thérapeutique est étroite et impose une surveillance des taux de carbamazépine et de son métabolite toxique l'épicarbamazépine (taux thérapeutiques 4-12mg/l; taux toxiques>12-15mg/l). Prendre pendant ou après les repas. Ne pas croquer ni écraser les comprimés.

Interactions médicamenteuses

Puissant inducteur enzymatique, la carbamazépine donne lieu à d'importantes interactions médicamenteuses, en particulier les oestroprogestatifs dont il diminue leur effet, déséquilibre l'INR des patients sous AVK. Fluoxétine peuvent augmenter les taux sanguins de la carbamazépine

Effets indésirables

Troubles hématologiques (leucopénie >10%, thrombocytopénies et hyper éosinophilies de 1 à 10%). Ils sont dose dépendant et apparaissent dans le cadre de traitements prolongés. Troubles neurologiques, digestifs cutanés, hépatiques. Prise de poids. Hyponatrémie

Contre indication absolue

Bloc auriculo-ventriculaire, antécédents d'hypoplasie médullaire, de porphyrie aiguë intermittente

Ethosuccimide (Zarontin®)

Indication

Indiqué en monothérapie ou en association à partir de l'âge de 3 ans, dans l'épilepsie généralisée pour traiter les crises à type d'absences. Prendre au cours d'un repas. Prise quotidienne unique possible une fois le traitement équilibré. C'est un faible inducteur enzymatique

Effets indésirables

Troubles cutanés, neuropsychiatriques, digestifs transitoires, hématologiques

Contre indication

Ne pas associer avec le millepertuis

Valproate de sodium (Dépakine®, Dépakine chrono®, Micropakine®)

Augmente les taux de GABA

Indication

Traitement des épilepsies généralisées, en privilégiant les formes avec myoclonies et aussi, si un effet rapide est nécessaire, épilepsies partielles, épilepsies indéterminées. Le Valproate de sodium a un spectre anticonvulsivant large. A prendre au cours d'un repas.

Interactions médicamenteuses

Contrairement aux autres antiépileptiques, le Valproate est un inhibiteur enzymatique. Il tend à augmenter les taux de médicaments associés et notamment d'autres anticonvulsivants.

Effets indésirables

Troubles hématologiques ( thrombocytopénies dose dépendantes). Troubles cutanés, hépatiques, du cycle menstruel, pancréatites aiguës, céphalées, prise de poids. Sa toxicité hépatique impose un suivi strict des patients à risque. La fenêtre thérapeutique varie selon les individus entre 40 et 100mg/l (taux toxique > 130-150mg/l)

Contre indication absolue

Hépatite aiguë ou chronique, antécédents d'hépatite sévère, notamment médicamenteuse, porphyrie hépatique. Concernant Micropakine®: Micropakine doit être prise au cours d'un repas, en saupoudrant les granules sur un aliment mou ou une boisson froide ou à température ambiante (yaourt, jus d'orange, compote...). Si les granulés restent collés sur le verre, rincer le verre et en boire le contenu. La matrice inerte des des granulés n'est pas absorbée par le tube digestif; elle est éliminée dans les selles, il est donc normal d'y retrouver des points blancs.

Valpromide (Dépamide®)

Cette prodrogue de l'acide valproïque possède essentiellement des propriétés thymorégulatrices et n'est indiquée, en neurologie que comme adjuvant au traitement des épilepsies comportant des manifestations psychiatriques.

Primidone (Mysoline®)

La Primidone est une prodrogue. Elle est métabolisée (environ 15%) en Phénobartbital.

Elle est indiquée même chez le nourrisson, dans toutes les formes d'épilepsie, aussi bien en monothérapie qu'en association. Elle n'est pas efficace dans les absences, les crises myocloniques qui peuvent même être aggravées par son administration.

Tout comme le phénobarbital, la Primidone expose à de nombreuses interactions médicamenteuses.

Effets indésirables

Troubles cutanés, neuropsychiatriques, anémie mégaloblastique, Ostéomalacie. En cas de traitement prolongé, possible apparition d'un syndrome de dépendance.

Benzodiazépines (Clonazepam: Rivotril®, Clobazam:Urbanyl®, Diazepam: Valium®)

Elles potentialisent les effets du GABA

Indication

Traitement des épilepsies généralisées et des épilepsies partielles. Durée maximale de prescription 12 semaines. Les comprimés ne sont pas adaptés à l'enfant de moins de 6 ans (prendre les formes buvables)

Effets indésirables

Dépendance physique et psychique avec syndrome de sevrage à l'arrêt du traitement. Troubles cutanés, neuropsychiatriques, modification de la libido, hypotonie musculaire, asthénie, diplopie.

Contre indication absolue

Insuffisance respiratoire, apnées du sommeil, insuffisance hépatique sévère.

Le saviez-vous?

Toutes les molécules de cette famille sont potentiellement anti convulsivantes, mais seules certaines bénéficient d'une AMM dans l'épilepsie

Vigabatrine (Sabril®)

Inhibiteur irréversible de la GABA-transaminase responsable de la dégradation du GABA, bénéficiant d'une durée d'action prolongée. Prescription initiale réservée aux neurologues, pédiatres, neuropsychiatres

Indication

En association à un autre antiépileptique dans les formes rebelles avec ou sans généralisation secondaire, en deuxième ligne de prescription ainsi que dans le traitement des spasmes infantiles (syndrome de West), mais alors en monothérapie.

Effets indésirables

Exceptionnels cas de psychose chez les sujets prédisposés. Rétrécissement du champ visuel (30 à 50% des patients traités) imposant un arrêt progressif du traitement et une surveillance ophtalmologique (campimétrie tous les 6 mois). Troubles digestifs.

Contre indiqué

Contre-indiqué dans les épilepsies idiopathiques comportant des absences typiques ou des myoclonies qu'elle semble parfois aggraver.

Fosphénytoïne (Prodilantin®)

Ester de la phénytoïne, pro drogue permettant de traiter par voie intraveineuse les états de mal épileptique.

Gabapentine (Neurontin®)

Structure proche de l'acide gamma-aminobutyrique (GABA), mécanisme d'action encore inconnu. Cette molécule bénéficie d'avantages évidents en terme de marge de sécurité mais son activité, dose-dépendante, demeure relativement modeste.

Indication

Traitement de complément ou en monothérapie dans les crises partielles avec ou sans généralisation secondaire, chez les adultes et les enfants de plus de 12 ans; et en association chez les enfants de plus de 3 ans. Elle n'est pas indiquée dans les épilepsies généralisées idiopathiques car elle peut aggraver les absences.

 Ne pas écraser les comprimés. Ne pas ouvrir les gélules.

Effets indésirables

Somnolence, sensations vertigineuses, asthénie cédant généralement dans les premières semaines du traitement. Prise de poids possible. Troubles digestifs, neuropsychiatriques, visuels, cutanés, hypertension artérielle, dyspnée, douleurs musculo-squelettiques, leucopénie, infections.

Interactions médicamenteuses

la Gabapentine ne modifie pas les taux sériques des autres anticonvulsivants ni ceux des contraceptifs oraux.

Lamotrigine (Lamictal®)

Ce médicament initialement développé pour ses propriétés antifoliniques s'est révélé être un anticonvulsivant de spectre large bloquant les canaux calciques.

Indication

Traitement en monothérapie ou en association dans les épilepsies généralisées ou partielles, chez l'adulte comme chez l'enfant de plus de 12 ans.. Elle est aussi prescrite hors AMM en psychiatrie, dans la prophylaxie des troubles bipolaires. C'est l'antiépileptique de choix pendant la grossesse, chez le sujet âgé et en cas de prise de poids importante. La posologie initiale doit toujours être ≤50 mg pour limiter au maximum le risque d'éruption cutanée. Les comprimés peuvent être dissous dans l'eau

Effets indésirables

Cutanés; rash susceptibles d'évoluer vers un syndrome de Stevens Johnson ou un syndrome de Lyell (risque relatif plus rare qu'avec le phénobarbital, phénytoïne ou carbamazépine). Ce phénomène impose d'augmenter les doses progressivement par paliers successifs de 8 à 12 semaines (Lamicstart®) . Ce risque est augmenté chez l'enfant et/ou en cas d'association au Valproate de sodium.

Troubles visuels, neuropsychiatriques, nausées.

Interactions médicamenteuses:

la Lamotrigine subit une glycurono-conjugaison hépatique mais n'est ni inhibitrice, ni inductrice enzymatique hépatique. Elle ne modifie pas les taux sériques des autres anticonvulsivants ni ceux des contraceptifs oraux. Par contre les contraceptifs oraux diminuent l'efficacité de la lamotrigine. L'instauration d'une contraception doit être évitée pendant la période d'ajustement des doses de lamotrigine.

Contre indication absolue

Enfant de moins de 2 ans, allaitement.

Oxcarbazépine (Trileptal®)

Tout comme la carbamazépine, l'oxcarbazépine est un inhibiteur des canaux sodiques.

Indication

Cet analogue de la carbamazépine est indiqué dans les crises d'épilepsie partielles avec ou sans généralisation secondaire, en monothérapie ou en association à partir de 6 ans. Il a une efficacité égale à la carbamazépine, avec une meilleure tolérance (moins d'effets secondaires). Le comprimé peut être coupé en deux pour en faciliter la prise mais attention la barre de cassure ne permet pas de diviser le comprimé en deux demi-doses égales

Effets indésirables

Ces effets sont dose dépendants; sensations vertigineuses, diplopie, somnolence, nausées et ataxie surtout si la posologie dépasse 2400mg/j. Réactions cutanées. Risque d'hyponatrémie chez les patients âgés imposant un contrôle de la natrémie tous les 15 jours puis tous les mois pendant le premier trimestre de traitement. Troubles digestifs, cutanés.

Interactions médicamenteuses

Aucune interaction significative connue.

Topiramate (Epitomax®)

Anticonvulsivant à large spectre, inhibiteur des canaux sodiques et calciques, stimulant l'activité GABAergique et bloquant les récepteurs du glutamate.

Indication

En monothérapie ou en association, il bénéficie d'une activité puissante dans les crises généralisées, partielles et secondairement généralisées chez l'adulte et l'enfant à partir de 2 ans. Les gélules peuvent être ouvertes et leur contenu peut être mélangé à de la nourriture pour en faciliter la prise , mais le mélange doit être avalé sans croquer ni mâcher. La forme comprimé n'est pas adaptée à l'enfant de moins de 6 ans; ils doivent être avalés entiers.

Effets indésirables

Ataxie, difficulté de concentration, confusion mentale, vertiges, asthénie. Ils sont majorés surtout si l'augmentation de posologie est trop rapide ou si la posologie dépasse 600mg/jour. Risque de lithiase rénale (par inhibition de l'anhydrase carbonique), amaigrissement modéré et glaucome à angle fermé.

Interactions médicamenteuses

Aucune interaction significative connue.

Contre indication absolue

hypersensibilité aux sulfamides.

Généralités sur les anticonvulsivants de nouvelle génération

Cette famille de médicament possède un mode d'action différent. Elle agit par modification des courants sodiques ou potassiques, entraînant une diminution de la transmission glutamatergique, augmentation de la transmission GABAergique.

Ils ont une excellente biodisponibilité, et une faible fixation aux protéines plasmatiques. Ils sont aussi peu métabolisés par les enzymes majeures du cytochrome P450 (sauf pour le clobazam, pérampanet et eslicarbazépine), réduisant ainsi considérablement le risque d'interactions médicamenteuses.

Cependant, le faible recul concernant les effets indésirables et les risques peu connus en cas de surdosage incitent à utiliser cette classe de médicaments avec précaution!

Felbamate (Taloxa®)

Anticonvulsivant de spectre large bloquant les canaux sodiques, calciques et antagonisant les récepteurs NMDA et AMPA

Indication

Traitement de complément de l'adulte ou de l'enfant de plus de 4 ans souffrant de crises partielles ou généralisées associées au syndrome de Lennox-Gastaux (syndrome épileptique de l'enfant associant crises d'épilepsie polymorphes, anomalies à l'EEG et un important ralentissement du développement psychomoteur). Sa prescription est réservée aux spécialistes en neurologie et/ou en pédiatrie

Effets indésirables

Troubles digestifs, anorexie, insomnies, idiosyncrasie (anémie aplasique et hépatotoxicité fulminante) imposant une surveillance tous les 15 jours par une prise de sang avec hémogramme et exploration de la fonction hépatique. Interactions médicamenteuses: le Felbamate est un puissant inhibiteur enzymatique augmentant les taux plasmatiques de la phénytoïne, de la carbamazépine et du valproate. Il subit lui même des actions métaboliques des autres anticonvulsivants...

Contre indication absolue

Antécédents de troubles hématologiques ou hépatiques.

Lévétiracétam (Levidcen®, Keppra®)

Le mécanisme d'action de cet antiépileptique reste encore inconnu. Cette molécule bénéficie de l'index thérapeutique (marge entre le seuil actif et le seuil toxique) le plus élevé de tous les antiépileptiques

Indication

Traitement indiqué en association chez l'adulte et l'enfant de plus de 12 ans, dans le traitement des épilepsies partielles, y compris secondairement généralisées.

Effets indésirables

Somnolence, asthénie, céphalées s'observant surtout dans les 4 premières semaines de traitement, sans être dose dépendant. Troubles du comportement jusqu'à 10%. Troubles cutanés, digestifs, prise de poids, myalgies, toux.

Interactions médicamenteuses

Aucune interaction significative connue.

Prégabaline (Lyrica®)

La prégabaline a une structure proche duGABA, mais elle n'en partage pas son action pharmacologique. Elle réduit l'excitabilité neuronale en inhibant partiellement l'influx d'ions Calcium, réduisant ainsi la libération de différents neurotransmetteurs: glutamate, noradrénaline et substance P.

Indication

Lyrica® est indiqué en association pour le traitement des crises épileptiques partielles avec ou sans généralisation secondaire à la dose de 300mg/jour. A la dose de 600mg/j on observe une fréquence plus élevée des effets indésirables.

effets indésirables

Étourdissements, vertiges et somnolence. Troubles visuels, digestifs, troubles de l'érection, dyspnée, sécheresse nasale, prise de poids.

Stiripentol (Diacomit®)

Médicament réservé au nourrisson et à l'enfant en association au Valproate et au clobazam. Prescription initiale hospitalière semestrielle par un spécialiste en neurologie ou en pédiatrie. Renouvellement non restreint. Administrer au cours d'un repas, ne pas ouvrir les gélules. 50mg/kg/j Effets indésirables: Troubles digestifs, neuropsychiatriques, neutropénie, prise de poids.

Tiagabine (Gabitril®)

Cette molécule bloque la recapture neuronale de l'acide gamma-aminobutyrique (GABA)

Indication

Tiagabine est indiquée en association, chez l'adulte et l'enfant de plus de 12 ans, dans le traitement des épilepsies partielles, y compris secondairement généralisées. Prendre au cours d'un repas

Effets indésirables

Sensations vertigineuses, tremblements, difficultés de concentration. Ils sont dose dépendant et sont minorés en cas d'administration en fin de repas et en fractionnant les prises dans la journée. Risque de troubles du comportement (anxiété généralisée, dépression). Diarrhées, troubles de la coagulation: ecchymoses. Interactions médicamenteuses: L'association à des antiépileptiques inducteurs enzymatiques (phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine) réduit sa demi-vie et peut imposer d'en augmenter les doses.

Contre indication absolue

Insuffisance hépatique sévère

Zonisamide (Zonégran®)

Anticonvulsivant bloquant les canaux calciques et sodiques voltage-dépendants et ouvrant les canaux chlore (action agoniste GABAergique). C'est un antiépileptique de large spectre.

Indication

En association dans le traitement de l'épilepsie partielle de l'adulte avec ou sans généralisation secondaire. Administration non recommandée chez les patients de moins de 18 ans.

Effets indésirables

Troubles digestifs, cutanés, neuropsychiatriques, diplopie

Lacosamide (Vimpat®)

Son mécanisme d’action semble reposer sur une modulation de l’activité des canaux sodiques au sein du système nerveux central

Indication

Réservé aux patients de plus de 16 ans dans les crises partielles avec ou sans généralisation secondaire. Ce médicament doit être prescrit en association à un autre antiépileptique (la carbamazépine doit être utilisée au moins une fois)

Précautions d'emploi

Le traitement est instauré à doses progressives en débutant par 50mg 2/jour la première semaine, augmenté à 100mg 2/jour la semaine suivante jusqu'à une dose maximale de 400mg/jour en 2 prises. L'administration se fait au moment ou en dehors des repas. Ne jamais arrêter brutalement le traitement. La posologie doit être ajustée en cas d'insuffisance rénale sévère. Vimpat® ne doit être utilisé chez la femme enceinte que si le bénéfice attendu justifie le risque potentiel encouru par le fœtus. Par mesure de précaution, l'allaitement est déconseillé.

Rufinamide (Inovelon®)

Anticonvulsivant agissant en modulant l'activité des canaux sodiques, prolongeant leur état inactif Médicament orphelin indiqué comme traitement adjuvant des crises d’épilepsie associées au SLG (syndrome de Lennox-Gastaut: encéphalopathie épileptique sévère de l’enfant) chez les patients âgés de 4 ans et plus. Il est disponible sous trois dosages. Sa titration et ses doses sont fonction de l’âge et du poids du patient.

Posologie

Deux prises par jour, au cours du repas avec de l'eau en 2 doses égales. En cas de difficulté à avaler, il est possible d'écraser les comprimés.Interactions médicamenteuses Avec les autres antiépileptiques (il est parfois nécessaire d'adapter les posologies en cas d'associations à d'autres antiépileptiques, avec les contraceptifs oraux (il est conseillé d'utiliser un autre moyen de contraception. Une prudence s'impose en cas d'association aux médicaments métabolisés par le cytochrome CYP3A4 ou par d'autres enzymes hépatiques, en cas d'association aux molécules transportées via la glycoprotéine P et avec les médicaments à marge thérapeutique étroite comme la warfarine ou la digoxine.

Effets secondaires

Somnolence, céphalées, vertiges, nausées, vomissements, fatigue, infections, baisse de l'appétit, anxiété, insomnie, état de mal épileptique, raccourcissement de l'onde QT... Pour éviter un effet rebond de ces effets secondaires, le traitement doit être arrêté progressivement en réduisant la dose de 25% tous les 2 jours.

Autres molécules

Eslicarbazépine (Zebinix®)

L’eslicarbazépine cible les mêmes canaux sodiques que la carbamazépine (Tégrétol®) et que l’oxcarbazépine (Trileptal®), toutefois son affinité pour les récepteurs est légèrement différente, et elle aurait moins d’effets indésirables. Toutefois, il est inducteur enzymatique, il faut donc être attentif aux interactions médicamenteuses, en particulier avec la contraception orale

Midazolam (Buccolam®)

Cet anticonvulsivant de la classe des benzodiazépines est indiqué dans le traitement des convulsions aiguës et prolongées des enfants épileptiques âgés de 3 mois à 18 ans. Il s’agit d’une nouvelle forme galénique, une solution buccale administrée dans l’espace entre gencive et joue. Son effet, rapide et de courte durée, permet la disparition des signes visibles de convulsions dans les 10 minutes suivant l’administration.

Retigabine (Trobalt®)

Le retigabine inaugure une nouvelle classe d’antiépileptiques. Elle agit par ouverture des canaux potassiques neuronaux entraînant une stabilisation du potentiel de repos de la membrane et un contrôle de l’excitabilité électrique infraliminaire dans les neurones, prévenant ainsi le déclenchement d’éventuels potentiels d’action épileptiformes. Trobalt est indiqué en association dans le traitement des crises d’épilepsie partielles avec ou sans généralisation secondaire chez les patients adultes, dès 18 ans. Des modifications de la couleur des tissus oculaires, une pigmentation gris-bleu des ongles, des lèvres et/ou de la peau ont été observés. Un suivi ophtalmologique est indispensable pendant le traitement

Conseils sur le traitement antiépileptique

Observance

  • Suivre scrupuleusement les posologies prescrites afin de limiter les récidives
  • Contacter votre médecin en cas d'apparition d'effets indésirables (éruption, rash cutané, prurit)... ou autre symptôme inhabituel: nausées, vomissements, hypertrophie gingivale, douleur thoracique, dyspnée, crachat sanglant (signe d'embolie pulmonaire)
  • Eviter toute automédication, notamment les AINS et salicylés qui augmentent la fraction libre de phénytoïne
  • Ne jamais interrompre brutalement votre traitement sans avis médical; le risque est vital: apparition de crises ou d'états de mal.
  • Portez sur vous une carte mentionnant votre épilepsie, vos traitements et les coordonnées de votre médecin traitant à joindre en cas d'urgence.

Interactions médicamenteuses

Inducteurs enzymatiques:

Phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine, primidone, oxcarbazépine, topiramate. Risque notamment de diminution de l'efficacité des contraceptifs oraux.

Inhibiteurs enzymatiques (Valproate de sodium): son association à la lamotrigine est déconseillée au risque de majorer les effets indésirables cutanés de la lamotrigine.

Attention au millepertuis dont l'association est contre-indiquée avec de nombreuses molécules antiépileptiques (baisse de l'activité de l'antiépileptique): valproate, phénobarbital, phénytoïne, éthosuccimide, lamotrigine, carbamazépine. : .

Autre: la méfloquine (Lariam®) diminue le seuil épileptogène: son administration en prophylaxie du paludisme est contre-indiquée chez les sujets présentant des antécédents de convulsion.

Molécules sans interactions médicamenteuses: lévitracétam, prégabaline, zonisamide, vigabatrine, gabapentine.

Jus de pamplemousse

le jus de pamplemousse est un inhibiteur enzymatique et peut augmenter la concentration de carbamazépine (risque de surdosage)

Identifier les effets secondaires des antiépileptiques

Certains antiépileptiques ont parfois des effets indésirables sévères, nécessitant de consulter rapidement en cas d'apparition pour une éventuelle adaptation du traitement.

Certains antiépileptiques ont une toxicité au niveau du foie.

C'est le cas de la carbamazépine, du valproate et du topiramate. Outre l'élévation des transaminases observée sur une prise de sang, cette toxicité hépatique se manifeste par une fatigue, une perte d'appétit, des vomissements répétés et des douleurs abdominales...

Certains antiépileptiques agissent sur le poids

Une prise de poids est souvent observée avec le valproate de sodium, perte de poids avec le zonisamide (Zonegran®), nécessitant parfois l'administration de compléments nutritionels oraux (CNO).

Toxicité hématologique

La plupart des antiépileptiques peuvent avoir une toxicité sur les cellules du sang et entraîner des anomalies de la numération formule sanguine. Cette toxicité s'accompagne de frissons, de fièvre, de fatigue

La plupart des antiépileptiques peuvent entraîner des troubles cutanés.

C'est pourquoi, il est conseillé d'instaurer le traitement à dose progressive Des modifications de la couleur des tissus oculaires, une pigmentation gris-bleu des ongles, des lèvres et/ou de la peau ont été observés chez des patients sous retigabine (Trobalt®). Un suivi ophtalmologique est indispensable pendant le traitement par ce médicament.

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