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Migraines, céphalées

Publié le : 20/11/2017 15:26:43
Catégories : Douleur , Neurologie

> Qu'est-ce que la migraine?

> Autres causes de céphalées

> Physiopathologie de la migraine

> Facteurs de risque de la migraine

> Causes déclenchantes de migraine

> Évolution de la maladie migraineuse

> Migraines cataméniales

> Migraine de l'enfant

> Comment éviter les migraines?

> Que faire en cas de crise de migraine?

> Traitements de la migraine

> Migraine et grossesse

> Agenda de la migraine

> Migraine et oligothérapie

> Migraine et homéopathie

> Migraine et phytothérapie

> Migraine et gemmothérapie

> Migraine et aromathérapie

> Quand faut-il consulter un médecin?

> Voies de recherche sur la migraine

> Liens utiles

Qu'est-ce que la migraine?

Le terme «  céphalée » est un terme générique désignant toute douleur siégeant au niveau de la tête= "Mal de tête". C'est une douleur assez fréquente, le plus souvent sans danger. Il est important de faire la différence entre une simple céphalée d’une véritable migraine qui nécessite un avis médical.

  • La migraine touche 7 millions de personnes en France
  • 23% n'ont jamais consulté spécialement pour leur migraine
  • 59% ont déjà consulté mais ne sont plus suivies

 

 Classification internationale en vigueur

(The International classification of headache disorders : 2nd edition. Cephalalgia 2004 ;24 Suppl 1/9-160).

Les critères ne sont pas exhaustifs et ne permettent pas à eux seuls de poser un diagnostic. C’est l’association de plusieurs symptômes qui permet de faire la différence.
Céphalée de tension épisodique  Céphalée migraineuse
LocalisationLe plus souvent bilatéraleLe plus souvent unilatérale
GenreGénéralement Non pulsatileGénéralement pulsatile (battements)
EffortGénéralement non aggravé par l’effortGénéralement aggravée par des efforts minimes
Signes digestifs (nausées, vomissements)RaresFréquents (9fois/10)
Signes visuels et auditifsParfois photophobie, parfois phono phobie (fuit la lumière et le bruit)Photophobie et phono phobie
Intensité de la douleurGénéralement légère à modéréeLe plus souvent importante ou très importante

La migraine est une forme particulière de mal de tête, qui survient par crise, parfois précédée  de symptômes visuels ou auditifs, et parfois accompagnée de nausées et de vomissements. La crise dure en général entre 4 et 72 heures. Son taux de prévalence dans la population française est de 12% avec une nette prédominance dans la population féminine (3 femmes pour 1 homme). La maladie est largement sous diagnostiquée (1/4 des migraineux n'ont jamais consulté).

Aura

La migraine est parfois (15% des cas) précédée par une phase d'aura (prémices).

L'apparition est progressive (>5 minutes, ce qui est aussi appelé marche migraineuse), avec une régression en moins d'une heure.

Les aura sont différents selon les patients:

  • Auras ophtalmiques ou visuels: troubles visuels (tâches lumineuses scintillantes, scotomes, phosphènes, vision floue). Les auras visuelles peuvent être isolées; on parle classiquement de migraine ophtalmique
  • Auras sensitifs: troubles sensitifs (fourmillements d'un côté de la main jusqu'à la moitié du visage: langue, lèvres). L'aura sensitive est d'apparition progressive.
  • Auras aphasiques: difficulté d'élocution, plus rares. Le patient cherche ses mots et a parfois des difficultés de compréhension.
  • Aura motrice (plus rare): parésie (faiblesse) unilatérale et/ou incoordination

La phase d'aura survient quand une onde d'excitation électrique traverse le cortex occipital et dépolarise certains neurones. Une vasoconstriction intracrânienne est observée par libération massive de sérotonine. Une même personne peut avoir à la fois des migraines avec aura et des migraines sans aura (30% des patients migraineux)

La phase de céphalée est liée à une inflammation vasculaire des méninges par activation du système trigéminovasculaire. Lors de cette phase douloureuse, les terminaisons des neurones trigéminés sont anormalement activées. Des neuropeptides vasoactifs sont libérés, entraînant une extravasation de protéines plasmatiques, une dégranulation mastocytaire, une vasodilatation artérielle et une libération de médiateurs inflammatoires. C'est une sorte d'"inflammation stérile". Les fibres nerveuses sont alors stimulées par les substances algogènes libérées et conduisent à la perception douloureuse.

Il n'y a pas deux migraineux identiques dans la globalité des signes ou des facteurs déclenchants. Chez un même migraineux, les crises elles-mêmes peuvent être très différentes, avec ou sans aura.Les migraines sans aura sont souvent précédées de signes annonciateurs (somnolence, sensation de faim, trouble de l'humeur).

42 à 50% des patients font 2 crises ou plus par mois. Chez 39% des patients, la durée des crises est supérieure à 24 heures. Les migraines apparaissent généralement vers l'adolescence et diminuent progressivement vers 50 à 60 ans.

> Test migraine

Autres causes de céphalées

 

La céphalée de tension est généralement liée à un surmenage ou à un stress.

Une céphalée peut également accompagner une maladie infectieuse (grippe, sinusite...), traduire un problème vasculaire (HTA, algie vasculaire de la face...), être un effet indésirable médicamenteux (dérivés nitrés, inhibiteurs calciques, certains antirétroviraux, ou signer une intoxication au monoxyde de carbone : CO (chauffage défectueux).

Physiopathologie de la migraine

Certaines structures cérébrales sensibles et vulnérables (le système trigémino-vasculaire) s'activent anormalement sous l'effet de facteurs déclenchants chez les migraineux. Elles envoient des informations aberrantes et déclenchent la céphalée en provoquant l'inflammation et la dilatation des vaisseaux sanguins crâniens méningés par libération des différents neurotransmetteurs à l'origine de la douleur comme la bradykinine, la substance P et le Calcitonin gene-related peptide (CGRP), ainsi que la dégranulation des mastocytes.

Dans les méninges, l'excitation des fibres trigéminales périvasculaires entraine la libération de neuropeptides pro-inflammatoires: CCRP et la substance P le CGRP et la substance P provoquent une vasodilatation et une extravasation plasmatique de substances pro-inflammatoires algogènes (5HT3, Prostaglandines, bradykinines), entraînant une inflammation méningée et une activation des voies nociceptives du V.

Le message douloureux véhiculé par les voies du V est intégré au niveau cortical, après avoir été véhiculé via le noyau spinal caudal du trijumeau et le thalamus. Ce relais au niveau du bulbe explique les nausées et les vomissements associés à la migraine.

 

Facteurs de risque de la migraine

  • Origine ethnique: les migraines sont plus fréquentes dans la population d'origine caucasienne comparée à l'origine africaine et plus encore par rapport à celle d'origine asiatique. Les facteurs environnementaux, mais aussi alimentaires ou génétiques.
  • Certaines maladies: Il semble exister une relation entre migraine et certaines pathologies comme l'hypertension artérielle, l'épilepsie, les accidents vasculaires cérébraux et les maladies psychiatriques comme la dépression ou l'anxiété. C'est pourquoi, si vous souffrez de vraies migraines, il faut impérativement consulter un médecin afin d'éliminer le diagnostic de ces maladies.

Causes déclenchantes de migraine

L'origine exacte de la migraine est encore mal connue. En plus des prédispositions de certains individus, certains facteurs peuvent déclencher une crise.
  • L'anxiété, le stress, l'excitation. les soucis, la contrariété
  • Les modifications de rythme de vie: la fatigue, l'excès ou le manque de sommeil, départ en vacances, voyages...
  • Le sevrage brutal en café. le jeûne, l'hypoglycémie, l'irrégularité des repas, la déshydratation les aliments riches en histamine (aliments fumés, poissons, crustacés, certains fromages fermentés...), le chocolat, l'aspartam, l'alcool, les fruits secs, les agrumes peuvent aussi déclencher des crises.
  • Les épisodes de la vie hormonale chez la femme : la migraine apparaît souvent autour de la puberté, s'améliore dans les 2/3 des cas pendant la grossesse, s'aggrave autour des règles et peut être déclenchée par la contraception orale, notamment en cas de pilule fortement dosée. Enfin dans les 2/3 des cas elle cesse à la ménopause
  • Des facteurs climatiques: vent violent, forte chaleur et froid intense.
  • Des facteurs sensoriels: lumière vive, cinéma, odeurs entêtantes, bruit....

Évolution de la maladie migraineuse

Tous les modes évolutifs sont possibles et restent imprévisibles que ce soit dans le sens de l'aggravation de la fréquence et de l'intensité des crises ou au contraire, de leur diminution voire de leur disparition.

L'abus de médicaments antimigraineux aboutit à une véritable toxicomanie entretenant les céphalées.

Le vieillissement (après 40 ans) apporte souvent une diminution de la fréquence et de la sévérité des crises, et même leur disparition.

Les migraines de l'enfant évoluent plutôt favorablement mais 30 à 40% des enfants migraineux le restent à l'âge adulte.

2 complications peuvent survenir chez un patient migraineux

L'état de mal migraineux :

crises de migraine durant plus de 72 heures jusqu'à 8 ou 10 jours. Il faut toujours rechercher une intrication avec d'autres facteurs (abus d'antalgiques notamment) et se méfier d'une migraine symptomatique d'une autre affection (vasculaire, tumorale)

L'infarctus migraineux :

crise typique de migraine avec aura (troubles neurologiques transitoires précédant une migraine) mais dont le déficit neurologique n'est pas complètement réversible dans les 7 jours, les examens neurocardiologiques (IRM, scanner) confirmant alors l'existence d'un infarctus cérébral. Cette complication est extrêmement rare.

Migraines cataméniales

Les migraines cataméniales sont des crises migraineuses survenant de 2 jours avant le début des règles jusqu'à trois jours après.

Elle est dite pure lorsqu'elle survient au moins à deux cycles sur trois, et à aucun autre moment du cycle. Elle seraient dues à une chute brutale de l'hormone œstradiol au moment des règles.

Certaines hormones régulatrices du système nerveux central et de sa vascularisation seraient également perturbées c'est le cas entre autres de la dopamine, la sérotonine et les prostaglandines vasodilatatrices (action permettant d'ouvrir le diamètre des vaisseaux).

Pour certains le magnésium intracellulaire jouerait un rôle important également.

Dans certains cas, une supplémentation en œstrogènes naturels percutanés (estradiol) semble améliorer ces migraines (prescrits hors AMM).

Les AINS et les Triptans sont aussi efficaces.

Migraine de l'enfant

Les migraines peuvent débuter dès l'âge de un an. La prévalence de la migraine chez l'enfant est évaluée entre 3 et 10%. La plupart du temps, il existe un contexte d'antécédent familial

Facteurs déclenchants

les aliments sont rarement incriminés sauf les boissons à base de cola ou une alimentation déséquilibrée. A noter en plus des facteurs de l'adulte les stimulations sensorielles : chaleur, bruit, lumière, froid, odeurs fortes...

Évolution

Les migraines de l'enfant évoluent plutôt favorablement mais 30 à 40% des enfants migraineux le restent à l'âge adulte.

Traitement des crises

Ibuprofène à la dose de 10mg/kg en première intention pris le plus tôt possible après le début de la céphalée

Paracétamol à la dose de 15mg/kg/jour

Le sumatriptan nasal : Imigrane® peut être prescrit en seconde intention chez l'enfant de plus de 12 ans : une pulvérisation dans une seule narine en bouchant l'autre. En l'absence de soulagement après la première dose, il n'est pas recommandé d'en administrer une seconde au cours de la même crise. En cas de soulagement partiel, une seconde dose peut être utilisée dans les 24 heures qui suivent en respectant un intervalle d'au moins 2 heures entre les 2 administrations.

Traitement de fond

Si la fréquence des crises nécessite un traitement de fond, celui-ci est avant tout basé sur la relaxation, l'hypnose ou le biofeedback.

En cas d'échec différentes molécules utilisées chez l'adulte peuvent être essayées, notamment la flunarizine (Sibélium®) à partir de 10 ans ou le pizotifène (Sanmigran®) à partir de 12 ans.

Diagnostic des migraines de l'enfant

La migraine de l'enfant est largement sous-diagnostiquée

Les signes cliniques sont proches de ceux de l'adulte à 2 différences près:

  • La durée minimale des crises est plus courte que chez l'adulte (1heure versus 4 heures)
  • La localisation est frontale bilatérale (unilatéralité chez l'adulte) et les troubles digestifs sont au premier plan (pâleur et troubles digestifs). On observe souvent une photophobie.

Les crises peuvent être atypiques (modification du comportement, difficulté d'apprentissage, retard de croissance...)

Des auras auditives ou visuelles précèdent la migraine chez 30% des enfants.

La réalisation d'un examen neuroradiologique (IRM ou scanner) est quasi systématique.

Que faire en cas de crise de migraine?

Le café ou le thé fort pris dès les premiers signes peuvent avoir un effet bénéfique sur la douleur, mais attention à ne pas en abuser, risque de céphalées chroniques.

S'allonger si possible à l'abri de la lumière (en portant des lunettes de soleil par exemple) et du bruit dans un endroit calme et abandonnez les écrans (ordinateur, télé).

Cherchez à vous détendre. Se faire masser la nuque et les épaules Faire des exercices de détente pour les muscles de la tête et de la nuque

Mettre des glaçons dans un gant de toilette ou utiliser un pack réfrigérant et l'appliquer sur la zone douloureuse et sur la nuque. Le froid permet de mieux supporter la crise mais ne l'enraye pas.

Respirer de la menthe fraîche ou appliquer sur le front ou les tempes un crayon de menthol

Migraine et grossesse

Au cours de la grossesse, les crises se raréfient ou disparaissent chez près de 70% des femmes migraineuses, mais elles peuvent rarement s'accentuer (5 à 10% des cas) ou ne pas être influencées à la gestation.

La migraine peut aussi débuter au cours d'une grossesse et le post-partum peut parfois s'accompagner d'une recrudescence des crises.

> Traitement des crises de migraine pendant la grossesse

> Traitement préventif de la migraine pendant la grossesse

Agenda de la migraine

Remplissez consciencieusement cet agenda qui permettra à votre médecin d'optimiser votre traitement

Nom                                         Prénom

Crise N°1          Crise N°2         Crise N°3          Crise N°4          Crise N°5        
Indiquer la date de la crise
facteur déclenchant la crise
La durée de la douleur
L'intensité (L, M ou S*)
Caractéristiques : localisation, pulsatilité  
Nausées, Vomissements, Gêne au bruit, Gêne à la lumière
Le traitement utilisé et son efficacité
Délai de disparition de la douleur
Effets indésirables du traitement

*L comme légère: permet les activités habituelles (sociales, professionnelles, à domicile) sans trop de gêne. M Modérée: gêne de façon notable et rend pénible toutes les activités habituelles. S comme Sévère : empêche toutes les activités et contraint au repos

Migraine et oligothérapie

L'oligothérapie permet de traiter le terrain migraineux et de prévenir les migraines.

Plus d'infos sur Comment éviter les migraines par oligothérapie ?

Migraine et homéopathie

Traitement de fond des migraines par homéopathie

Plus d'infos sur: Prévenir les migraines par homéopathie

Traitement de la crise par homéopathie

En fonction de la cause déclenchante

  • Migraines liées à un surcroît de fatigue nerveuse, travail ou soucis :  Kalium phos 9CH , phosphoricum acidum 9CH
  • Lié à une émotion joyeuse ou malheureuse, ou contrariété: Ignatia 15CH 1 dose par semaine
  • Migraines liées à une fatigue musculaire: Rhus Toxicodendron 9CH, Gelsemium 9CH
  • Migraines liées à une fatigue oculaire: Onosmodium 9CH
  • Migraines liées à un excès alimentaire: Nux vomica 9CH
  • Migraines liées à une insolation: Glonoïnum 9CH
  • Migraines liées à un effort intellectuel: Calcarea phosphorica  9CH
  • Migraines liées à une contrariété, chez un sujet maigre qui préfère la solitude: Natrum muriaticum 9CH
  • Migraines liées à la ménopause: Lachesis 9CH
  • Migraines déclenchées par temps froid et humide: Dulcamara 9CH
  • Migraines déclenchées par une odeur forte: Ignatia 9CH
  • Migraines suite à un coup de froid: Belladonna 9CH
  • Migraines suite à une constipation: Bryonia 9CH
  • Migraines périodiques de fin de semaine: Sanguinaria canadensis 9CH ou Iris versicolor 9CH

En fonction des symptômes

  • Avec abattement :  Belladonna  9CH
  • Avec troubles ophtalmiques et vomissements abondants, périodiques, survenant surtout en fin de semaine: Iris versicolor 9CH
  • Avec jour rouge à droite et éructations: Sanguinaria canadensis 9CH
  • Précédée par une faim impérieuse: Psorinum 9CH
  • Avec diarrhée: Natrum sulfuricum 9CH
  • Avec tête chaude et extrémités froides: Carbo vegetabilis 9CH
  • Avec soif: Bryonia 9CH
  • Avec alternance de la douleur, passant d'un côté à l'autre: Lac caninum 9CH
  • Migraines sus-orbitaires, surtout à droite avec diminution de la vue: Lycopodium 9CH
  • Aggravé après manger et par la lumière du soleil, après une émotion, douleur pulsative. Douleur au sommet du crane: Nux vomica 15 CH

Traitement des Céphalées

  • Céphalées secondaires à un coup de froid: Aconit 9CH
  • Céphalées avec douleurs oculaires: Ruta 5CH
  • Céphalées avec sensation de battement dans la tête: Belladonna  9CH

Les prêts à l'emploi: Abbé Chaupitre N°6, Phapax® (Laboratoire Lehning)  

Migraine et phytothérapie

  • Plantes sédatives: aubépine, Mélilot, mélisse, Passiflore, Lavande, Valériane, Eschscholtzia
  • Plantes anti-inflammatoires: Reine des prés, Saule (écorce), Grande camomille, matricaire
  • Plantes de drainage ou à impact hépatique: Arkogélules® Artichaut, Aubier de tilleul, Romarin, Fumeterre, radis noir, Pissenlit. Contre indication: obstruction des voies biliaires.

Migraine et gemmothérapie

Les bourgeons offrent un traitement de fond intéressant en cas de migraine. Ils permettent une action en profondeur et peuvent être donnés aux enfants

Plus d'infos sur: Comment éviter les migraines avec les bourgeons?

Migraine et aromathérapie

Précautions d'emploi

  • Avant d'utiliser pour la première fois une ou plusieurs huiles essentielles, il faut dépister une intolérance ou une allergie. Avant d’appliquer une HE sur la peau, et principalement quand il s’agit d’un enfant, faire un test: sur la face interne de l’avant bras, appliquer quelques gouttes du mélange avant de l’utiliser. En cas d’allergie ou d’intolérance, apparaîtront rapidement rougeur et démangeaisons. Dans ce cas, ne pas faire le traitement.
  • Eviter toute exposition solaire dans les 3 heures qui suivent l'application d'une ou de plusieurs huiles essentielles sur la peau.
  • Attention, sauf mention contraire la plupart de ces huiles essentielles ne doivent pas être appliquées pures, il faut les diluer dans une huile végétale ou dans un shampooing avant de les appliquer localement.

Les huiles essentielles

  • HE de Gaulthérie: L'huile essentielle de Gaulthérie est efficace sur la migraine en raison de la présence de salicylés. Elle est particulièrement indiquée en cas de douleurs névralgiques
  • HE de Menthe poivrée
  • HE de Lavande Officinale: L'huile essentielle de Lavande officinale est efficace si la migraine est liée au stress.

Formules composées aux huiles essentielles

  • HE Menthe poivrée : 2g
  • HE Basilic tropical: 1g
  • Huile végétale de noisette Qsp 30g

Appliquer 1 à 2 gouttes de ce mélange en onction sur le front, les tempes, les lobes d'oreilles. Renouveler au bout de 5 minutes suivant l'évolution.

  • HE Menthe poivrée: 2gouttes
  • HE de Gaulthérie 2 gouttes
  • HE de Lavande Officinale 2 gouttes

Masser de manière circulaire les tempes (loin des yeux) et derrière la nuque si migraine névralgique ou sur le plexus solaire si migraine due au stress. Réservé à l'adulte non hypertendu ou à la tension équilibrée.

Les prêts à l'emploi

Les roll-on Maux de tête sont composés d’huiles essentielles traditionnellement reconnues pour leurs puissantes vertus apaisante, circulatoire et relaxante. Ils permettent un massage express localisé, qui favorise l’action de la synergie de ces huiles essentielles.

Conseils d'utilisation : Bien agiter avant emploi. Par acupressure, en application locale sur chaque tempe puis au milieu du front, suivre ensuite la ligne d'implantation des cheveux, puis derrière chaque oreille et jusqu'au bas du cou, finir par le point de pression situé dans le creux du cou, en haut de la colonne vertébrale. Si possible se reposer pendant 10 minutes ensuite.

Roll on Arkopharma® Migrastick, Roll-on Aroma Express® Maux de tête, Puressentiel® Roll on maux de tête... 

Quand faut-il consulter un médecin?

  • Si vous n'êtes pas soulagé 2 heures après la prise d'un antalgique
  • Si une seule prise d'antalgique ne suffit pas à calmer la migraine
  • Si le soulagement obtenu ne permet pas une reprise normale de vos activités
  • Si vous ressentez des effets secondaires aux antalgiques
  • En cas de signe d'ergotisme
  • En cas de céphalée récente avec aggravation progressive (risque d’hypertension intracrânienne)
  • En cas de fièvre associée, de douleur oculaire et/ou de raideur de la nuque et/ou de vomissements (méningite)
  • Si sueurs nocturnes et amaigrissement associé
  • Si problème de vue associée, difficulté à parler et/ou troubles de l’équilibre
  • Si hypertension artérielle associée.

Diagnostic différentiel de la céphalée

  • Signes précoces d'intoxication aiguë au monoxyde de carbone.
  • L'algie vasculaire de la face : prédominance masculine et douleur extrêmement intense centrée sur l'œil, toujours du même côté, durant au maximum 3 heures et se répétant 1 à 5 fois par 24 heures.
  • Artérite temporale (alias maladie de Horton)
  • L'hypertension artérielle paroxystique : céphalée souvent occipitale et associée à des sueurs, lors d'à coups tensionnels de forte intensité
  • L'hypertension intracrânienne : la présence de signes de localisation neurologique doit conduire au scanner cérébral.
  • Céphalées de cause locale : ophtalmologiques (glaucome par exemple), dentaires ou sinusiennes
  • Céphalées de tension : dues à une tension excessive des muscles de la nuque, la douleur est plus diffuse et continue, moins pulsatile que la céphalée migraineuse.
  • Céphalée par abus de médicaments : tous les antimigraineux lorsqu'ils sont consommés régulièrement et en trop grande quantité peuvent entraîner des céphalées.
  • Hémorragie méningée, tumeur cérébrale : le risque est de les prendre en premier lieu pour une crise de migraine inhabituelle chez un migraineux connu.

Dans ces cas, une consultation médicale s'impose

Voies de recherche sur la migraine

Migraines avec aura et facteurs de risques cardio-vasculaires

Une étude islandaise* ayant duré près de 25 ans (menée sur 19.000 hommes et femmes âgés de 33 à 81 ans) a étudié la relation entre l'existence d'une migraine avec aura et le risque de maladie cardiovasculaire (infarctus, accident vasculaire cérébral, etc.). L'analyse a révélé une augmentation du risque de décès d’origine cardiovasculaire chez les sujets migraineux avec aura. Selon les auteurs, la migraine avec aura pourrait donc être considérée comme un facteur de risque cardiovasculaire, au même titre que l’hypertension artérielle, le tabagisme ou le diabète.

*Gudmundsson L et al: Migraine with aura and risk of cardiovascular and all cause mortality in men and women : prospective cohort study. British Medical Journal 2010.

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